Alpes 2030: enfin l'heure du bouclage pour la carte des sites olympiques?

Les organisateurs des Jeux d'hiver d'Alpes 2030 vont tenter vendredi de mettre un point final à la carte des sites qui accueilleront les épreuves olympiques et paralympiques, après plus d'un an d'écueils politiques, de problèmes de gouvernance et de retournements de situation.

Savoie, Haute-Savoie, Lyon et le Briançonnais: si le périmètre est désormais fixé pour ces prochains Jeux d'hiver, qui déclineront le modèle dit "éclaté" inauguré cet hiver par Milan Cortina 2026, d'ultimes points restent encore à trancher et seront examinés lors d'un bureau exécutif des parties prenantes vendredi après-midi.

"Le 19 juin, on actera notre carte des sites, qui sera ensuite présentée au Comité international olympique (CIO) le 22 juin puis au grand public le 29 juin" à l'issue d'un conseil d'administration du Cojop, avait indiqué son président Edgar Grospiron début juin à l'AFP.

Val d'Isère ou Méribel? La bataille entre les deux stations pour organiser une partie des compétitions de ski alpin reste le plus gros dossier à arbitrer.

Alors que la vitesse (descente et super-G) devrait atterrir à Courchevel, le nom de la station qui accueillera les épreuves techniques (slalom et géant) est dans le flou depuis la phase de candidature de la France à ces Jeux d'hiver, Val d'Isère et Méribel disparaissant puis réapparaissant au fil des plans.

Quand Val d'Isère avait été inscrit dans le "schéma préférentiel" des JO dévoilé en juillet 2025, Méribel avait claqué la porte en refusant d'accueillir uniquement les épreuves de paraski alpin. Mais les élections municipales de mars dernier ont rebattu les cartes, le nouveau maire de Méribel-Les Allues, Bernard Front, revenant dans le jeu olympique et annonçant être candidat pour "accueillir des épreuves de ski alpin féminines".

L'autre dossier encore à peaufiner porte sur la répartition des épreuves de glace dans Lyon et sa métropole, après le rapatriement précipité - décidé il y a quelques semaines seulement - d'un pôle que les organisateurs avaient initialement localisé à Nice avant d'y renoncer face au refus du nouveau maire Eric Ciotti d'installer une patinoire provisoire dans le stade de football de la ville.

Soixante-quinze matches de hockey, 150 épreuves de curling, 16 sessions de patinage artistique, neuf compétitions de short-track, sans oublier les épreuves paralympiques de glace, un village des athlètes et un hub média... la capitale des Gaules et ses alentours se sont engagés dans une course contre la montre pour trouver un point de chute à ce package fraîchement hérité.

- "Jalon décisif" -

Le reste de la carte ne devrait pas réserver de surprises, avec le ski de fond organisé à La Clusaz, le biathlon au Grand-Bornand, le bobsleigh, la luge et le skeleton à La Plagne.

La station de Serre-Chevalier devrait accueillir les épreuves de ski acrobatique, ski de bosses et big air, et Montgenèvre celles de halfpipe, slopestyle, cross et slalom géant parallèle de snowboard. Le ski-alpinisme - sport additionnel - trouvera aussi sa place dans ce pôle briançonnais.

Les épreuves de patinage de vitesse se dérouleront pour leur part aux Pays-Bas. Dès sa candidature, la France avait décidé de pas construire un équipement à même de les accueillir.

Quand aux compétitions paralympiques, elles se répartiront entre La Clusaz et Courchevel pour le ski et Lyon pour la glace.

Restera aussi à caser d'éventuelles nouvelles disciplines qui seront annoncées par le CIO, le patinage synchronisé ou le freeride étant notamment candidats.

Une fois complétée, cette carte des sites "sera un nouveau jalon décisif", a estimé il y a quelques jours la ministre des Sports, Marina Ferrari, rappelant que le dossier Alpes 2030 et notamment son comité d'organisation avait "défrayé la chronique ces derniers temps" en raison d'une série de démissions dont celle de son numéro deux, Cyril Linette, en février dernier.