Aide à mourir : le RN au pouvoir ne reviendrait pas sur la loi mais serait "très vigilant"

Le Rassemblement national, dont les députés ont voté massivement contre la loi sur l'aide à mourir adoptée mercredi, ne reviendra pas sur ce texte s'il arrivait au pouvoir mais sera "très vigilant" sur son application, a affirmé jeudi le porte-parole du parti Laurent Jacobelli.

Sur franceinfo, le député de Moselle a déclaré ne pas vouloir "revenir sur toutes les lois. Il faudra vérifier simplement qu'il n'y a pas d'abus. Parce que c'est ça le risque aujourd'hui".

"Nous serons très vigilants à ce qu'il n'y ait pas d'excès, à ce que les plus fragiles, ceux qui sont le plus isolés, ceux qui sont les plus faibles, ne soient pas tentés de mourir tout simplement pour soulager, selon eux, leurs familles ou la société", a indiqué M. Jacobelli.

Le Parlement a définitivement adopté mercredi la proposition de loi visant à créer un droit à l'"aide à mourir", qui permettrait à certains malades atteints de pathologies graves d'obtenir sous conditions l'administration d'un produit létal.

Les députés de droite et d'extrême droite ont très largement voté contre le texte adopté à une majorité de 291 voix contre 241.

M. Jacobelli a indiqué qu'un référendum aurait été "la meilleure des choses", car cette loi implique "un changement profond de la société, la manière dont on regarde l'humain, la manière dont on regarde les soins, la manière dont on se regarde, la vie et la mort".

Face aux oppositions persistantes à la loi notamment à droite, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, va saisir le Conseil constitutionnel.