Agences et opérateurs publics dans le rue pour dénoncer les coupes budgétaires

Une centaine de membre du personnel d'agences publiques sanitaires et environnementales ont manifesté jeudi à Paris, près de l'Assemblée nationale, pour dénoncer les projets de réformes et d'économies budgétaires qui menacent selon eux l'indépendance, voire l'existence de ces organismes.

"C'est déjà la canicule, pas envie que nos agences brûlent" ou "Pour une écologie guidée par la science et les faits, pas par les préfets", indiquaient les pancartes des participants, issus de Santé publique France, Météo France, de l'Office français de la biodiversité ou encore du Muséum national d'Histoire naturelle.

"On est motivés pour combattre le budget 2027 qui, avec ses coupes, vient ajouter aux difficultés que nos structures connaissent déjà", a déclaré à l'AFP Léo Mariasine, coordinateur du collectif à l'origine de ce rassemblement, baptisé "Agences en lutte".

"Certaines de nos structures ne sont pas connues du grand public et c'est pour ça qu'on s'est coalisés pour sortir de notre isolement et se faire entendre", a ajouté ce syndicaliste CGT à l'Institut Paris Région (qui réalise des recherches sur l'urbanisme pour la région Île-de-France).

Les agences, opérateurs et instituts publics sont "particulièrement visés par des mesures budgétaires, législatives et symboliques qui fragilisent leurs missions et leurs capacités d'action", alertait le collectif dans son appel à manifester.

Examiné depuis mardi à l'Assemblée, le projet de budget 2027, qui vise 43 milliards d'euros de "mesures de redressement", taille notamment dans les financements alloués à plusieurs de ces structures.

D'après le ministère de la Transition écologique, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) va perdre 16 postes l'an prochain, l'OFB, 24, les agences de l'eau, 15 et les parcs nationaux, 10.

Il est aussi prévu de supprimer 25 postes à l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) et 60 au Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema).

Dans un autre champ d'action, l'Agence nationale pour la formation des adultes (Afpa), où un plan social prévoit de supprimer près de 900 postes sur 5.700, était également largement représentée à ce rassemblement.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement (CAUE) figurent aussi dans le collectif.

Ce dernier réunit principalement les sections CGT de ces organismes, mais des représentants CFDT ont aussi participé au rassemblement.