Adaptation au dérèglement climatique: le gouvernement reconnaît qu'il faut "augmenter les ressources"

La ministre de la Transition écologique Barbut a reconnu mercredi que les moyens alloués pour s'adapter au dérèglement climatique et aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes n'étaient "pas à la hauteur" et qu'il faudrait "augmenter les ressources".

Interrogée lors des questions au Sénat sur "l'inaction" de l'État et le manque de moyens alloués pour aider les différents territoires à s'adapter face aux effets du dérèglement climatique, la ministre s'est défendue en disant qu'en 2025, 1,7 milliard d'euros avaient déjà été consacrés à "des travaux liés au questions d'adaptation".

Mais, a-t-elle poursuivi, "ce n'est pas à la hauteur de ce que nous devons faire et nous allons devoir augmenter ces ressources" a-t-elle déclaré.

Elle a notamment une nouvelle fois indiqué que, cette année, la moitié de l'enveloppe du Fonds vert serait consacrés à l'adaptation.

Ce Fonds a été créé en 2023 pour financer les projets des collectivités territoriales destinés à accélérer la transition écologique. Initialement doté d'un budget de 1,5 milliard qui avait progressivement été augmenté jusqu'à 2,5 milliards, il a depuis l'an dernier était considérablement réduit. Le Projet de loi de finances 2026 le dotait de 837 millions d'euros.

Le ministère de la Transition écologique doit présenter ce mercredi en fin de journée un "premier bilan" du Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC), présenté l'an dernier et censé préparer la France à un réchauffement pouvant aller jusqu'à +4°C d'ici 2100.

Il prévoit un point sur la mise en oeuvre des quelque 200 mesures qu'il contient, alors que la France entame son deuxième épisode de chaleurs intenses de l'année, avant même l'arrivée de l'été.