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Accord entre l'Etat et les collectivités locales sur le financement du Mont-Saint-Michel

Etat et collectivités locales concernées ont trouvé un accord sur le financement des infrastructures assurant le rétablissement du caractère maritime du Mont Saint-Michel, après un bras de fer de plus d'un an, a-t-on appris jeudi auprès de l'Etat et de la région Normandie.

Le gouvernement a annoncé jeudi dans communiqué un "accord sur le financement du démarrage de l'établissement public national du Mont-Saint-Michel" (Epic), "résultat" de "discussions" entre l'Etat et les "collectivités locales" concernées, selon un communiqué diffusé jeudi.

"J'ai donné mon feu vert", a confirmé de son côté à l'AFP Hervé Morin, président de la région Normandie et du syndicat mixte baie du Mont-Saint-Michel dont font également partie la région Bretagne et le département de la Manche.

L'Etat est prêt à contribuer à hauteur de 3,3 millions d'euros à l'Epic par an tandis que les régions Bretagne et Normandie et le département de la Manche mettront chacun 500 millions d'euros jusqu'en 2023, a précisé à l'AFP Thomas Velter, directeur de l'Epic.

En 2019, les collectivités locales avaient entamé un bras de fer avec l'Etat qui proposait alors de mettre 2,8 millions et demandait en parallèle 600.000 euros à chacune des collectivités, ce qu'elles refusaient.

Cet accord signifie que l'Epic, qui a été créé le 1er janvier 2019 afin qu'abbaye, barrage et navettes du Mont-saint-Michel soient gérés par une seule et même structure réunissant l'Etat et les collectivités locales, va pouvoir se doter d'un budget.

Il doit toutefois encore être soumis au vote de chacune des collectivités.

Jusqu'à présent l'Epic est demeuré une "coquille vide", selon les termes du sénateur LR Philippe Bas. L'Etat gère l'abbaye et le barrage qui permet de chasser l'eau autour du Mont-saint-Michel pour qu'il demeure une île. Le syndicat mixte gère les navettes qui mènent au Mont-Saint-Michel depuis que le parking au pied du rocher a été déplacé à 2,5 km dans les terres. Avec cet accord le syndicat mixte va disparaître.

L'engagement financier de l'Etat est valable jusqu'en 2025 indépendamment des recettes de l'abbaye, fermée depuis le 30 octobre en raison de la crise sanitaire, selon M. Velter.

Etat et collectivités doivent se revoir pour évoquer le budget de l'Epic en 2023, lorsque la délégation de service publique confiée pour les navettes à Transdev sera parvenue à échéance.

Un rapport remis en 2017 à Matignon avait estimé que le "noeud du problème" au Mont saint-Michel était le nouveau parking et les navettes très déficitaires. L'abbaye, elle, était nettement bénéficiaire.

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