Environ 33.000 "climatiseurs d'appoint" ont été livrés dans les hôpitaux et les Ehpad pour faire face aux futurs épisodes de chaleur, conformément aux engagements du gouvernement, a indiqué jeudi la ministre de la Santé.
"C'est une mesure d'urgence que nous avons prise", au moment de la canicule de la fin juin, "cette promesse a été tenue et même dépassée, puisqu'à ce jour, nous sommes à 33.000 climatiseurs livrés", s'est félicitée Stéphanie Rist sur LCI.
Cela "va permettre un confort de travail pour les soignants et aussi bien sûr un confort pour les patients", a-t-elle ajouté.
Cette "promesse tenue" est toutefois loin de suffire à répondre à la situation, selon la CGT.
"Quand bien même ils auraient été livrés, c'est du matériel grand public, livré dans l'urgence", dont "la robustesse" n'est pas suffisante pour "un matériel qui doit être utilisé de manière professionnelle, qui va tourner de manière intensive dans un hôpital, 24 heures sur 24", a réagi auprès de l'AFP Joran Jamelot, représentant de la branche Santé et Action sociale du syndicat.
"C'est pitoyable, ce gouvernement qui va se gausser d'avoir livré 33.000 appareils d'appoint, alors que la situation de l'hôpital public est catastrophique" et que "la moitié des surfaces hospitalières" ne sont pas correctement climatisées, a-t-il poursuivi.
Interrogé jeudi matin sur TF1 à propos des livraisons de climatiseurs mobiles, Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière (AP-HP), a aussi déploré que "ces décisions, qui sont bonnes, viennent un peu au dernier moment".
Il faudrait "des plans stratégiques à long terme", a-t-il jugé, incluant la "rénovation des bâtiments" ou la végétalisation.
En juin, face à la canicule d'une intensité historique qui a touché la France, le gouvernement avait débloqué une "enveloppe d'urgence" de 100 millions d'euros, pour financer "des outils de rafraîchissement", ce qui selon Matignon correspondait à l'achat de 30.000 climatiseurs mobiles pour les hôpitaux et Ehpad.