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INFO PARTENAIRE

Enjeux post covid-19

©Shutterstokc/theskaman306

A quoi pourrait ressembler le monde Post-COVID ?

Avec des millions de contaminés, plus de 250 000 morts et malheureusement sans doute beaucoup d’autres à venir, une économie mondiale à l’arrêt et des contractions des PIB sans précédent hors périodes de guerre, plus de 30 millions de chômeurs en quelques semaines aux Etats-Unis et 3 500 milliards de dollars de dépenses budgétaires supplémentaires à supporter… Difficile de rester constructif.

Pourtant cette crise inédite et particulièrement violente - même si elle ne constitue pas tout-à-fait une feuille blanche - est une occasion unique pour reconstruire une économie plus résiliente, un monde meilleur, plus équilibré, plus sûr. Chez Sycomore, nous sommes convaincus que le monde d’après sera différent, pas totalement différent bien sûr, mais nous n’anticipons pas de retour à la normale. Beaucoup d’investisseurs et d’analystes voient encore 2020 comme une simple parenthèse, sans doute pour se rassurer, mais il suffit de revenir sur les performances économiques et boursières du secteur bancaire depuis 2008/2009 pour se convaincre que les conséquences d’une crise aussi profonde que celle du COVID-19 seront lourdes et durables.

Point positif toutefois, aujourd’hui les cartes sont rebattues et c’est forcément, pour un certain nombre d’entreprises, une source d’opportunités portées par des tendances existantes qui s’accéléreront sur les prochaines années ou qui apporteront des réponses à de nouveaux besoins. Alors qu’est-ce que la crise a mis en évidence comme faiblesse dans nos économies et nos sociétés et qu’il faut changer ? La crise a fait ressortir qu’après des décennies de globalisation mal planifiée, les chaînes d’approvisionnement et de production se retrouvent dangereusement dépendantes de la Chine. On devrait assister à une métamorphose des cycles d’activité, par une déglobalisation et une re-régionalisation des supply chains.

C’est un modèle économique plus coûteux mais plus résilient et qui devrait, toutes choses étant égales par ailleurs, être un support pour l’emploi dans les pays occidentaux ces prochaines années. Les banques centrales ont fait ce qu’il fallait pour éviter une crise de liquidité mais on voit bien que l’arme de la politique monétaire utilisée depuis la crise de 2008/2009 n’est plus suffisamment efficace pour permettre la reflation et dynamiser la croissance, d’où les plans de relance budgétaire et des orientations politiques qui devraient rééquilibrer le partage de la valeur davantage au profit du facteur travail que du capital.

Enfin, conséquence à prévoir, pas forcément à court terme mais dans les années à venir, de l’explosion actuelle des dépenses des gouvernements ? Une augmentation des taxes et impôts mais aussi des réglementations. Une forme de « re-réglementation » sera sans doute le prix à payer pour le sauvetage financier qu’organisent aujourd’hui les Etats. Ces trois perspectives –dé-globalisation, relance budgétaire et orientation politique au profit du facteur travail- ainsi qu’une hausse de l’imposition et une « re-réglementation » ne sont clairement pas favorables aux marges des entreprises dans leur ensemble.

Nous avons dépassé le pic de marge et nous ne le retrouverons pas avant longtemps dans les pays occidentaux. D’où la nécessité d’investir dans des entreprises qui ont la capacité de faire croître leur top line, leur chiffre d’affaires, pour absorber la hausse de leurs coûts par le levier opérationnel et leur pricing power, et générer une croissance robuste de leurs résultats, premier moteur de performance boursière sur longue période.

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