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Tourisme de masse : à Maya Bay, la nature reprend ses droits

Plage de Maya Bay.
Anwic/Pixabay

Après trois ans d’interdiction au public, les autorités thaïlandaises ont réouvert Maya Bay. La plage de l’île de Koh Phi Phi Lee, ravagée par le tourisme de masse, avait été fermée en 2018 pour lui permettre de retrouver sa biodiversité. Le 1er janvier 2022, le site naturel a donc pu accueillir de nouveau les visiteurs, sous certaines conditions.

Avec près de 5 000 visiteurs par jour, Maya Bay, "la plage" rendue célèbre par le film de Danny Boyle, a subi de grands dommages environnementaux obligeant le gouvernement à la fermer durant trois ans. La Thaïlande a finalement réouvert le site le 1er janvier dernier, sous certaines conditions. Créneaux de visites d’une heure entre 10h et 16h, un maximum de 300 personnes autorisées sur la plage en même temps, interdiction pour les bateaux d’y accoster et une peine de 150 dollars d’amende pour non-respect de ces consignes ; le pays prend des mesures pour protéger son patrimoine naturel du surtourisme. "Maya Bay a continuellement suscité l'intérêt des touristes du monde entier. Mais cela a également causé la détérioration des espaces naturels, spécialement des coraux", a estimé le ministre thaïlandais de l'Environnement et des ressources naturelles, Varawut Silpa-Archa, cité par CNN

Le surtourisme cause la dégradation des sites naturels

Le réchauffement climatique n’est donc pas le seul en cause. Sur cette plage, les 5 000 visiteurs quotidiens ont effectivement entrainé la dégradation des fonds marins, la perte de 60 % des récifs coralliens et l’érosion de la plage. 

Environ 1,5 milliards de touristes ont parcouru le monde en 2019 selon l'Organisation mondial du tourisme, se rendant dans des zones asphyxiées et endommageant des sites naturels parfois protégés. D'après une étude parue en 2018 dans la revue Nature, le tourisme mondial serait ainsi responsable de 8 % des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de la destruction de la biodiversité de ces lieux naturels par les déchets, les transports ou la visite massive de ces endroits.

Les quotas pour sauver les sites naturels du surtourisme

Plusieurs lieux touristiques, comme Maya Bay, ont instauré des mesures similaires de quotas ou de limitation des visiteurs pour préserver leur patrimoine naturel. Le Bhoutan, au sud de l'Asie, par exemple, a mis en place sa politique de "Haute valeur - faible volume". Celle-ci oblige les touristes désirant séjourner dans le pays à payer un tarif de 140 euros par jour afin de préserver sa culture mais aussi son environnement des touristes et des treks en moto.

Le Machu Picchu, site Inca perché en haut de la Cordillère des Andes, s’est vu appliqué en 2017 un quota de 5 000 visiteurs par jour avec 600 personnes sur chaque créneau toutes les quatre heures. Les autorités péruviennes désirant préserver la nature environnante des ravages du million et demi de visiteurs en 2018 ont aussi imposé l’obligation de prendre un guide pour visiter ce sanctuaire naturel et historique.

En France, les Calanques de Marseille, avec leurs 3 millions de visiteurs à l’été 2020 et leur lot de déchets, pollution et piétinement de l'espace naturel ont aussi instauré un quota de 500 à 600 personnes par jour avec un système de réservation sur Internet, et l'interdiction d’accès aux véhicules à moteurs lors des périodes de forte affluence.

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