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La relance : remède à la crise des partis ?

© Shutterstock / Stratos Brilakis

La débâcle attendue n'a pas eu lieu :  s'il est probablement exclu de la Maison-Blanche, le parti républicain a résisté bien au-delà des attentes au point de pouvoir vraisemblablement conserver le contrôle du Sénat. Pour autant la droite républicaine est divisée : la méthode populiste de Trump a décomposé son propre camp. 

Certains de ses membres appellent littéralement à la mort du GOP (Grand Old Party) tel que nous le connaissons aujourd'hui, à une renaissance traditionnelle du parti passant par l'exclusion irrévocable des soutiens du Président sortant.

De son côté, le camp des quelques fidèles au Président peut défendre son mandat. 56% des sondés (enquête Gallup) estimaient à la veille de l'élection avoir un meilleur niveau de vie depuis la prise de fonctions de Donald Trump : une proportion largement supérieure aux sondages des trente dernières années qui ne peut pas à elle seule expliquer la fragilité de la victoire démocrate. En effet du côté des libéraux on ne peut guère se congratuler du résultat du scrutin : c’est la première fois en trente ans qu’un président nouvellement élu entame son mandat sans l’appui des deux chambres. Outre le manque d’adhésion nationale au programme démocrate, ce succès très mitigé démontre aux Etats-Unis comme en Europe que la dangereuse tactique de mépris du populisme peut être une arme à double tranchant. Néanmoins, l’enjeu de relance économique pourrait prévaloir sur la rivalité politique, insuffler une dynamique fédératrice dans chaque parti, permettre à un nouveau leader d’émerger dans l’opposition…

Au lendemain de l’élection, le chef des républicains, Mitch McConnell appelait déjà de ses vœux un projet bi partisan de stimulus budgétaire. Quelques heures après, Jerome Powell semblait implicitement affirmer sa détermination à mobiliser l’arsenal de la FED en cas d’absence de compromis. Les marchés ont ainsi plébiscité les résultats du scrutin malgré le risque de contestation de Donald Trump. L’absence d’une majorité démocrate réduit le risque de détricotage des baisses d’impôts des sociétés promulguées par le Président sortant. Elle limite aussi la portée de l’offensive démocrate sur les grands conglomérats technologiques qui avaient souffert de la rotation sectorielle des dernières semaines.

Texte achevé de rédiger le 6 novembre 2020 par Thomas Planell, Gérant – analyste.