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Label pour la croissance verte : « une reconnaissance de l’Etat pour le crowdfunding »

Laurence Monnoyer-Smith, commissaire général au développement durable, entourée de porteurs de projets labellisés à la World Efficiency.
©Max Morgene/ID

Le ministère de la Transition écologique et solidaire et Financement Participatif France (FPF) ont dévoilé, il y a deux jours, les premiers projets ayant obtenu le label « Financement participatif pour la croissance verte ».

Créer une balise pour valoriser les projets de crowdfunding qui « concourent à la transition énergétique et écologique sous toutes ses dimensions ». C'est avec cette ambition que le ministère de la Transition écologique et solidaire et l'association Financement Participatif France (FPF) ont lancé, en septembre dernier, le label « Financement participatif pour la croissance verte », destiné à aiguiller le grand public vers des projets durables développés à l'échelle des territoires.

Après l'annonce, le 21 novembre, des douze premières plateformes labellisatrices, ce sont cette fois les premiers projets labellisés qui ont été dévoilés, mercredi 13 décembre, lors de la conférence du World Efficiency qui s'est tenue porte de Versailles à Paris. Parmi eux, une machine de tri intelligent (Tri Intel), un jeu d'assemblage pour enfants conçu à partir de produits recyclés (Clip It) ou encore un parc photovoltaïque à la Réunion (Akuo Energy).

Un référent pour orienter le grand public

Alors que l'épargne solidaire et l'investissement socialement responsable bénéficiaient déjà de labels qui permettent aux citoyens de diriger, s'ils le souhaitent, leur argent vers des projets à fort impact environnemental et social, le crowdfunding restait jusqu'alors orphelin de ce genre de référent.

C'est désormais chose réglée, par la création du nouveau label. « Avec le ministère de la transition écologique et solidaire, nous avons initié ce label pour valoriser les projets qui rentrent dans la nomenclature projets verts et qui se font financer sur les plateformes de crowdfunding », explique Florence de Maupeou, coordinatrice générale de FPF. « Pour les plateformes, c'est à la fois une manière d'attirer des investisseurs potentiels, parce qu'il y a la confiance d'un label d'État, et aussi d'assurer la transparence des parties prenantes ». Une fois sélectionnées, après examen de leur candidature, ces plateformes sont alors investies de la capacité à labelliser les projets.

Transparence et impact

Du côté des porteurs de projet qui souhaitent obtenir le label, différents critères sont pris en compte, selon un référentiel fourni sur le site de FPF. Au nombre de trois, ils concernent l'éligibilité du projet, dont l'activité doit poursuivre un objectif de croissance verte, sa transparence, avec l'obligation pour les porteurs de fournir des informations aux financeurs et son impact réel sur la transition énergétique et écologique.

Mercredi 13 décembre, ils étaient déjà 14 projets à se voir remettre un certificat de la part de Laurence Monnoyer-Smith, commissaire général au développement durable. Surtout dominée par le secteur des énergies renouvelables, cette liste devrait rapidement s'allonger dans les prochains mois, espère Florence de Maupeou. « Ce que nous attendons maintenant, c'est plus de plateformes labellisatrices et plus de projets labellisés afin de mieux valoriser la transition écologique et énergétique. Mais ce que nous pouvons déjà retenir aujourd’hui, c'est une vraie reconnaissance, via ce label d'État, du gouvernement vis-à-vis du financement participatif ».

Article réalisé en partenariat avec France Inter. Pour écouter la chronique Social Lab (Un label vert pour le financement participatif), cliquez ici.

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