Revue de presse

La cause animale dans la presse cette semaine

Revue de presse durable
©Brian A Jackson/Shutterstock.com

L'année 2017 aura indéniablement marqué l'évolution du débat sur la cause animale.

Nous renonçons à notre animalité tout en nourrissant une utopie animaliste 

Quand Ali Badou reçoit le philosophe Francis Wolff ce vendredi 17 novembre matin pour parler de son essai "Trois utopies contemporaines" (ed. Fayard), celui affirme que nous renonçons à notre animalité tout en nourrissant une utopie animaliste. A l'entendre (https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-d-ali-baddou/l-invite-d-ali-baddou-17-novembre-2017), la lutte engagée pour défendre le droit des animaux, et par là même le bien-être animal et la question de leur exploitation, serait la suite logique de la lutte pour libérer le prolétaire hier. Si ce point de vue a de quoi nourrir vos débats du moment, plusieurs articles parus cette semaine peuvent vous aider à étayer le propos.

Les tests sur animaux

Sur Treehugger tout d'abord, on apprend que la marque de cosmétique LUSH s'est servie de son prix annuel (décerné depuis 6 ans pour un total de deux millions de dollars reçus par 76 lauréats dans 26 pays différents) cette année pour financer les travaux de recherche permettant de trouver de bons substituts aux tests sur les animaux (https://www.treehugger.com/organic-beauty/lush-wants-make-animal-testing-irrelevant.html). « Attendre que la loi et la culture changent n'est clairement pas une option pour Lush » commente la journaliste qui s'est entretenue avec la directrice éthique de Lush, Hilary Jones et qui voit là une belle manière de soutenir l'innovation scientifique dans le secteur. Tout en relayant (https://www.treehugger.com/animals/italy-bans-animals-circuses.html) la décision prise par le parlement Italien d'interdire le travail des animaux dans les cirques (ce qui représente environ 2000 animaux en Italie, qui est le 41ème pays au monde à prendre ce genre de décision, après la Roumanie, le Mexique, la Grèce, Singapour, le Costa Rica, ou encore Taiwan, l'Iran et la Colombie), Treehugger liste aussi un ensemble de faits méconnus au sujet des éléphants https://www.treehugger.com/animals/what-kind-awful-person-thinks-its-ok-kill-elephant.html et ce alors que l'administration Trump a autorisé l'importation de trophées de chasse à l'éléphant effectuée au Zimbabwe ou en Zambie (alors que cela était interdit depuis 2014 – voir ici https://www.mnn.com/earth-matters/animals/stories/trump-administration-allow-import-elephant-trophies ou là http://www.geo.fr/reportages/washington-reautorise-l-importation-de-trophees-d-elephants-181410) – ce qui alimente aussi Outre Atlantique le débat sur le droit des « animaux intelligents » (https://www.mnn.com/earth-matters/animals/stories/should-chimpanzees-have-human-rights)...

Des clichés et des bêtes

A vrai dire, ainsi que le révèle la photographie « Hell is here » (« l’enfer est ici ») qui a remporté le prestigieux concours du Sanctuary Wildlife Photography Award cette année, on se demande parfois qui est le plus bête...  Le photographe Biblap Harza, à l'origine de ce cliché, révèle ainsi au grand jour des pratiques issues de la pression écologique exercée par l'étalement urbain : les animaux sauvages voient leur territoire naturel réduit, comme ici où les ancestrals « corridors des éléphants » sont désormais habités par les hommes. Mettre le feu aux animaux, les tuer devient pratique courant dans l'ensemble des zones du monde concernées par ce problème.

 

En France métropolitaine d'ailleurs, les mammifères sont de plus en plus menacés  http://www.enviro2b.com/2017/11/17/les-mammiferes-sont-de-plus-en-plus-menaces-en-france-metropolitaine/ : Vison d’Europe, Putois d’Europe ou le Lapin de Garenne, chauve-souris, ours, loups, lynx... pour les préserver, les solutions existent pourtant. « Il apparaît indispensable d’enrayer la dégradation des milieux naturels, de restaurer les zones humides et les bocages, et d’agir pour le maintien de zones d’agriculture extensive » rappelle ainsi l'article en indiquant que ce type de mesures a déjà permis de sauver la Loutre d’Europe et le Bouquetin des Alpes.

En attendant donc que l'homme apprenne enfin à vivre avec le vivant qui l'entoure, et alors que le froid est de retour, lisez donc ces huit bonnes raisons de ne pas acheter de fourrure animale http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/12705-8-choses-que-vous-ignorez-sur-lignoble-commerce-de-la-fourrure/ et apprenez à dompter votre peur des araignées https://www.notre-planete.info/actualites/190-pourquoi-peur-araignees !

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