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Afrique : les géants industriels s'engagent pour un cacao plus durable

©Iprachenko/Shutterstock

Au Ghana et en Côte d’Ivoire, premiers producteurs mondiaux, la culture du cacao représente un désastre écologique. À l’occasion de la COP23 en novembre dernier, les géants chocolatiers ont pris des résolutions durables pour améliorer la production « d'or noir ». 

Le Ghana et la Côte d’Ivoire représentent à eux seuls 62 % de la production mondiale de fèves de cacao. La multiplication des plantations « d'or noir » est largement mis en cause dans l’accélération de la déforestation de ces pays. Un désastre écologique que les géants chocolatiers se sont engagés à stopper avec des plans d’action pour la production d’un cacao plus « durable ».

L'engagement international des leaders du secteur

L’industrie du cacao est mise en cause depuis longtemps par plusieurs ONG. L’International Cocoa Initiative lutte depuis 2001 contre l’exploitation des enfants dans les plantations, l’exposition à des produits chimiques et le désastre de la déforestation que représente la production.

L’industrie mondiale s’est décidée à s’engager collectivement. À l'occasion de la COP23 à Bonn au mois de novembre dernier, les têtes d’affiche du secteur ont signé des plans d’action pour lutter contre la déforestation, aux côtés des gouvernements ghanéen et ivoirien. Des mesures drastiques devraient être prises dès 2018 pour s'étendre jusqu'en 2020, vers un cacao durable et certifié. Premiers leviers d'action : la culture par l'agroforesterie, le renouvellement des plantations déjà existantes, l'amélioration de la formation des planteurs et la lutte contre le travail des enfants.

Barry Callebaut, le leader suisse du secteur (6,3 milliards d’euros de vente en 2016-2017), s’impose en chef de file de ces nouvelles résolutions. Avec un objectif radical : un cacao 100 % durable d'ici 2025.