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Changer nos looks, pour changer la planète !

©Iravgustin/Shutterstock

La « fast fashion » est la deuxième industrie la plus polluante du monde. Bon marché, elle l’est souvent au détriment des travailleurs à l’autre bout de la chaîne. A l’opposé, une mode alternative fleurit doucement, mais sûrement, dans l’Hexagone. Des marques plus éthiques minimisent leurs impacts sur l’environnement, revendiquent souvent le Made in France, ou bien, s’assurent des conditions de fabrication décentes à l’étranger. ID vous fait découvrir une sélection de créateurs français engagés, pour s’habiller de la tête aux pieds, à moins de 200 €.

Haute-couture et participatif

En créant sa marque éponyme, Julie Laurent avait une envie : « rendre accessible des vêtements qui allient le style et les matières de qualité, tout en valorisant l’emploi en France ». Sa bonne idée : utiliser des fins de stocks de grandes maisons de couture. Des tissus Vuitton, Hermès, Chanel ou Dior se retrouvent entre les mains de couturières, dans un petit atelier de Nantes, qui fabriquent uniquement en petites séries. Pour rendre son concept participatif, Julie propose aux femmes d’envoyer des croquis ou des inspirations de modèles. Leurs idées sont ensuite soumises aux votes des internautes et les stylistes en herbe sont récompensées en bons d’achat. Julie souhaitait ainsi « rendre les femmes actrices de la mode en les mettant au cœur de la création, pour qu’elles ne soient plus seulement simples consommatrices passives ». Sur l’e-shop, des hauts et des robes principalement, entre 120 et 190 € en moyenne.

Bleu Blanc Rouge à l’honneur… et vert !

PostDiem est une jeune griffe féminine qui signifie « le jour d’après », en latin. Les deux amies d’enfance, Jessica di Luna et Emilie Malduca souhaitaient rendre hommage à leurs origines méditerranéennes, tout en évoquant leur souci des générations futures. « Nos matières sont naturelles, bio ou recyclées. Nous [les] sélectionnons soigneusement auprès de fournisseurs basés en France et en Italie. Les traitements que nous apportons ensuite comme le lavage, l'impression ou la teinture respectent l'environnement ». Les pièces sont confectionnées aux quatre coins de la France, dans des ateliers ayant chacun un savoir-faire artisanal : tissage, impression, teinture, tricotage et confection. Les hauts et les écharpes sont proposés à moins de 100 €, les pulls à moins de 150 €.

Quand chaussures et accessoires proviennent de la récup’

Hacter est une marque pour homme, fondée par une équipe de jeunes Nantais, qui souhaitaient mettre la récupération au cœur de leur création. « Nous chinons : des accessoires, des matières stockées depuis des décennies et tombées dans l’oubli, des chutes de production… ». De nouvelles matières « upcyclées » naissent également à partir de pièces rachetées au Relais, expert dans la collecte de vêtements. La production est confiée à des usines au Portugal, « des entreprises familiales depuis plusieurs générations ». Comptez environ 100 € pour une paire de baskets et 160 € pour des chaussures de ville. Dans un esprit similaire, Réversible récupère de multiples matériaux auprès de différents secteurs : des bâches publicitaires en PVC, des sacs de café en toile de jute, et même, des ballons de basket, volley et rugby en fin de vie ! « Nos fabrications sont locales et assurées par des ateliers favorisant la réinsertion ». Résultat : des sacs en bandoulière, des pochettes d’ordinateur et des cabas originaux, pour moins de 100 €.

Des baskets écolo et équitables

Véja, c’est d’abord une histoire d’amitié qui démarre sur les bancs du collège. Après l’école HEC, François-Ghislain Morillion et Sébastien Kopp travaillent plusieurs années dans la finance. En quête de sens, ils décident de tout quitter pour faire un tour du monde du développement durable. Ces passionnés de mode ont l’idée de « créer une basket qui soit différente de A à Z ». Pari réussi : leur marque est labellisée Fair Trade / Max Havelaar. Elle utilise essentiellement du caoutchouc naturel pour les semelles, du coton cultivé en agroécologie et du cuir tanné écologiquement. Il existe aussi une gamme 100 % vegan, en plastique recyclé. La fabrication a lieu au Brésil, dans des usines où les droits des travailleurs sont respectés. Ateliers Sans Frontières (ASF), spécialisée dans l’accompagnement de personnes en situation d’exclusion, s’occupe de la logistique en France. Les modèles démarrent à 70 € pour enfants et vont jusqu’à 160 € pour adultes.

Un T-shirt qui se veut vraiment « propre »

A l’origine du tshirt Propre, Fabien Burgière, un jeune diplômé et son oncle, Mathieu Lebreton, éducateur en lycée. Ces Aveyronnais ont réalisé leur rêve grâce à une campagne de financement participatif sur Ulule, en 2016. « Nous allons plus loin que l’exigence des labels Made in France. 95 % de notre activité est tournée vers l’économie locale: le coton est tissé, teint et confectionné dans des ateliers du Tarn. Jusqu’à maintenant, notre coton bio venait de Turquie, mais nous sommes fiers d’avoir désormais une filière européenne labelisée GOTS : la prochaine collection sera en coton bio et équitable, cultivé en Grèce ». La teinture Oeko-Tex® garantie un procédé non nocif pour la santé et l’environnement. « C’est le tee-shirt de Monsieur et Madame tout le monde qui ne fait pas de mal à la planète, à 39 € ».

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