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Insectes comestibles, une alternative à la viande ?

Nourrir une population mondiale croissante et de plus en plus exigeante entrainera un accroissement nécessaire de la production alimentaire selon la FAO. Face à ce constat, des start-ups se sont lancées dans la commercialisation... d'insectes comestibles. 

L’ONU prévoit près de 10 milliards d’êtres humains sur terre d’ici 2050, soit une augmentation de 34% par rapport à aujourd’hui. Pour nourrir cette population, la production actuelle devra être pratiquement multipliée par deux alors que 11% de la population mondiale souffre déjà de la faim. La production de viande devrait augmenter de plus de 200 millions de tonnes pour atteindre 470 millions de tonnes selon le rapport de la FAO « How to feed the world in 2050 ».  

Fourmis, larves et sauterelles au menu

Les insectes ont depuis toujours fait partie de l’alimentation humaine. La FAO estime que l’entomophagie (nom désignant la consommation d’insectes par un être humain) est pratiquée régulièrement par près de 2 milliards d’individus dans le monde. Les fourmis, les larves et les coléoptères font partie des menus de certaines tribus en Afrique et en Australie. Les frelons, les guêpes et les sauterelles sont consommés au Japon.

Ces mets particuliers sont riches en vitamines (B1, B2, B12) et en omégas (3 et 6) et contiennent des acides aminés essentiels (molécules rentrant dans la composition des protéines). En phase de production, ils dégagent 99 % d’émissions de gaz à effet de serre de moins que le bœuf et nécessitent six fois moins de nourriture.

Une réglementation floue

Les insectes sont considérés en Europe comme des « novel food » (nouveaux aliments) au sens du règlement européen du 15 mai 1997, et clairement mentionnés en tant que tels dans le règlement du 25 novembre 2015, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Leur commercialisation doit donc faire l’objet d’une autorisation au niveau européen, à la suite d’une évaluation des risques démontrant leur innocuité. En France, la consommation ne serait donc pas officiellement autorisée. Mais dans un contexte juridique peu clair, certaines start-ups se sont lancées. Reportage chez Jimini’s.

 

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